23.07.2009

La minijupe fête ses 45 ans dans la sérénité

minijupe.jpgLa minijupe fête ses 45 ans. Si elle fit scandale à ses débuts, elle a su s’imposer et survivre aux aléas du temps et de la mode.

Décriée, huée, parfois illégale, provocatrice, étendard du féminisme et objet de fantasme masculin, la minijupe fêtera bientôt son 45e anniversaire. Elle continue d’habiller les femmes et de révéler leurs jambes.

On doit sa naissance à la jeune couturière anglaise Mary Quant. Elle porta la première « mini skirt » au début des années 60, ainsi baptisée en référence à sa voiture préférée. Si Suzanne Lenglen, joueuse de tennis, affichait déjà une jupe au-dessus du genou pendant les Jeux olympiques d’été de 1920 et si les années 1950 ont vu la jupe se raccourcir, la règle de 10 cm sous les fesses reste une révolution. Inaugurée par l’entourage de Mary Quant, la minijupe séduit peu à peu des célébrités, à l’instar du mannequin Twiggy. L’Hexagone la découvre dans la collection printemps-été 1965 du célèbre couturier André Courrèges qui avait lancé sa propre maison quatre ans plus tôt. Elle est aussitôt adoptée par les stars de l’époque : Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, vite imitées par une grande partie des jeunes Françaises. En 1966, 200.000 minijupes ont déjà été vendues en France.

La grande controverse

Malheureusement, quand les genoux prennent l’air, cela suscite quelques colères. Les parents y voient provocation et indécence. Les adolescentes y trouvent une forme de liberté et d’affirmation de leur féminité. Divers scandales opposent pro et anti-mini. Noëlle Noblecourt, présentatrice de l’émission Télé Dimanche sur l’ORTF, en fait les frais dès 1964. Elle est licenciée pour avoir découvert ses genoux sur le petit écran. En 1967, à la suite de 18 arrestations pour agression, le préfet de police de Paris s’adresse aux jeunes femmes : « Ne tentez pas le diable par votre tenue vestimentaire. » Cinq ans plus tard, sœur Fiorella, chargée de refouler les minijupes à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome fait une dépression nerveuse. Elle reconduisait chaque jour plus de 2.000 touristes.

La minijupe s’inscrit dans le mouvement féministe entamé dès la fin des années 60. Reléguée au second plan par les jupes hippies des seventies, elle fait un grand retour, portée par des personnalités en vue dans les années 80 : le top-modèle Cindy Crawford ou la chanteuse Stéphanie de Monaco. Aujourd’hui elle a sa place dans toutes les garde-robes mais a perdu sa dimension symbolique et revendicatrice.


“C’est la fonction qui fait le vêtement”


Coqueline Courrèges, directrice de la maison de couture Courrèges, épouse de son fondateur André Courrèges, revient pour France-Soir sur les origines de la minijupe.

« Qu’est-ce qu’un futur grand couturier ? En 1952 c’est un homme marié dont la femme porte talons hauts, jupe longue et serrée, une constante représentation qui ne peut pas faire grand-chose de son corps. Dans les années 1960 la femme a changé, elle est une mère de famille qui travaille, conduit une voiture et voyage en avion. La véritable révolution vient de l’ensemble pantalon qui apparaît en 1962, épouse pour la première fois la morphologie des jambes et ne gêne pas la pliure du genou. En un sens c’est de la tunique-pantalon que vient la minijupe. Et elle-même est née de la disparition des corsets et des soutiens-gorge. Le raccourcissement vient donc par les épaules… Car à la tunique succèdent les robes trapèze, à bretelles ou manches courtes. L’arrivée des collants permet de libérer encore les jambes et de passer au-dessus du genou sans peur de laisser voir porte-jarretelles ou petite culotte.

C’est parce que Courrèges a compris que l’esthétique ne peut être distinguée de la dimension pratique du vêtement qu’il a créé des ensembles pantalon et des minijupes. Et c’est précisément de là que vient son succès. La plupart des autres couturiers ne raisonnaient pas alors en termes de fonctionnalité. Il faut remettre la couture dans un contexte plus général pour en comprendre les évolutions. Chaque vêtement est lié à une fonction, une culture, un pays, un âge ; une femme vivante en somme. »

Source FranceSoir

©Mathilde Froment et Lucie Oriol, le jeudi 23 juillet 2009 à 04:00

20.07.2009

Trois femmes 3000

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Le Docteur Claire NOBLIA, adhérente Femmes 3000 AQUITAINE, Suzy GOSSOT, co-présidente de la délégation Côte Basque de Femmes 3000 AQUITAINE, et Maryline KATAKAWA, membre du conseil d'administration de la Fédération Femmes 3000 et animatrice de la Commission nationale Culture, vont recevoir les PALMES D’ARGENT du BENEVOLAT Promotion Juillet 2009.

Le jury d'attribution de ces palmes était composé notamment de Monique BERLIOUX, Commandeur de la Légion d’Honneur et Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, du Médiateur de la République et du Président de l’Association des Maires de France.

Les Palmes du Bénévolat sont reconnues par les Pouvoirs Publics et sont placées sous le Haut patronage du Médiateur de la République.

Elles sont remises par la Fondation du Bénévolat reconnue d'utilité publique, dont les Membres de Droit sont : le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Culture, le Ministère de la jeunesse et des sports, le Ministère de la Justice et le Président des Maires de France.

Toutes nos félicitations à nos 3 Femmes 3000 !les 3 palmes 2009_07 email gd.jpg

Le Docteur Claire NOBLIA, adhérente Femmes 3000 AQUITAINE, Suzy GOSSOT, co-présidente de la délégation Côte Basque de Femmes 3000 AQUITAINE, et Maryline KATAKAWA, membre du conseil d'administration de la Fédération Femmes 3000 et animatrice de la Commission nationale Culture, vont recevoir les PALMES D’ARGENT du BENEVOLAT Promotion Juillet 2009.

Le jury d'attribution de ces palmes était composé notamment de Monique BERLIOUX, Commandeur de la Légion d’Honneur et Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, du Médiateur de la République et du Président de l’Association des Maires de France.

Les Palmes du Bénévolat sont reconnues par les Pouvoirs Publics et sont placées sous le Haut patronage du Médiateur de la République.

Elles sont remises par la Fondation du Bénévolat reconnue d'utilité publique, dont les Membres de Droit sont : le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Culture, le Ministère de la jeunesse et des sports, le Ministère de la Justice et le Président des Maires de France.

Toutes nos félicitations à nos 3 Femmes 3000 !

13:45 Ecrit par Sonia Bressler dans Actu/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix

18.07.2009

Artistes femmes dans les collections du Musée national d'art moderne

EXP-ELLESCENTREPOMPIDOU2.jpgPour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours.

Après Big Bang en 2005 et le Mouvement des Images en 2006-2007, elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Centre Pompidou. C'est l'occasion pour l'institution, qui a su constituer la première collection européenne d'art moderne et contemporain, d'affirmer son engagement auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues, de remettre les créatrices au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXème et du XXIème siècles.

Des figures emblématiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva voisinent avec les grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois ont fait l'objet d'expositions monographiques récentes au Centre Pompidou.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

PARCOURS DE L'EXPOSITION

Thématique et chronologique, l'accrochage réunit une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Niveau 5. Abstraites, primitives, fonctionnelles, urbaines, transdisciplinaires, surréelles, amazones, objectives... Huit salles présentent les œuvres de ces pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
En ouverture au Niveau 4. Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket parmi d'autres représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire, féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité.

Corps slogan
Niveau 4. Précoces et inventives en photographie et en vidéo, les artistes-femmes ont plus récemment transformé les pratiques du dessin, revisitant la notion même de corps. ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.

Eccentric Abstraction
Niveau 4. Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Niveau 4. Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, tissent de nouveaux liens entre projections mentales et espaces d'exposition. On y rencontre Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
Niveau 4. De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art. Art conceptuel, mythologies quotidiennes, appropriation et post-modernisme utilisent le mot comme médium tandis que les installations vidéo redéfinissent l'idée de narration.

Les Immatérielles
Niveau 4. Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art. Le titre est un clin d'œil à l'une des expositions cultes du Centre Pompidou, Les immatériaux.


Expositions au Centre

27 mai 2009 - 24 mai 2010
11h00 - 21h00
Musée Plan d'accès


12 €, TR 9 € / 10 €, TR 8 €, selon période. Forfait incluant les expositions temporaires.
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19:31 Ecrit par Sonia Bressler dans Actu/Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix